Le Disco

Le disco est un genre musical et une danse apparu au début des années 1970. La musique disco est le résultat d’un mélange de funk, de soul et de pop, enrichi par de nouveaux instruments, les synthétiseurs et parfois une orchestration comprenant des cordes et des cuivres. La musique disco est caractérisée par une danse binaire de tempo assez rapide (autour de 120 battements par minute), les pulsations étant marquées par la grosse caisse sur chaque temps de la mesure 4/4. Mais ce qui est vraiment caractéristique du son disco, ce sont chacun des contretemps marqués par la cymbale charley de la batterie (ils sont parfois aussi soulignés par le piano). A l’origine, le disco se joue principalement dans les discothèques avec l’invention des maxi 45 tours appelés aussi 12 pouces.

Histoire

En 1972, le groupe Barrabas, hispano-américain, contribue à l’émergence du disco avec un titre comme «Woman». Au début des années 1970, dans les discothèques de Brooklyn, du Bronx ou de Harlem, les disc-jockeys sélectionnent des chansons soul ou funk peu connues pour leur capacité à faire danser le public. Il remixent parfois certains titres en studio, pour faire ressortir la batterie et la basse et mieux rythmer la danse; c’est le disco mix. La majorité des titres disco restent ainsi expérimentaux. Il s’agit en plus de trouver le bon tempo, la phrase de guitare qui va attraper l’oreille, d’habiller le rythme dansant de cordes ou de voix, d’allonger la durée des morceaux, d’accrocher l’oreille et le pas de danse par un motif cyclique. Le disco est né d’une stylisation du son de Philadelphie adaptée au marché blanc (les trois-quarts du marché aux États-Unis). A New York et à Miami, c’est grâce aux discothèques et aux radios que le disco démarre et triomphe. Ensuite des artistes comme les Village People ou Cerrone se produiront sur des grandes scènes, à l’image des artistes rock et funk qui les ont précédés.

Gloria Gaynor

Le naissance du disco tel qu’on le connait a plutôt lieu en 1973 avec »Love’s Theme», morceau non-chanté du Love Unlimited Orchestra (nº1). Cette même année sort aussi »Soul Makossa» de Manu Dibango. En 1974 trois titres font date : »Rock Your Baby» de George McCrae, »Rock the Boat» de The Hues Corporation et surtout »Never Can Say Goodbye» de Gloria Gaynor. Dans leur sillage on trouve »You’re the First, the Last, my Everything» de Barry White et »Doctor’s Orders» de Carol Douglas. Apparaît aussi le personnage-clé du remixeur comme Tom Moulton qui a remixé des milliers de titres et qui est à l’origine de plusieurs innovations comme la version allongée et les chansons mixées en continu (ce qu’il a fait avec »Honey Bee», »Never Can Say Goodbye» et »Reach Out I’ll Be There» sur le premier album de Gaynor). Ceci l’a aussi amené à créer le format du «12″ simple», maxi 45 tours ou maxi 33 tours.

K.C. & the Sunshine Band


En 1975 le disco mord encore un peu plus dans les classements surtout grâce à Donna Summer »Love To Love You Baby», KC and the Sunshine Band »That’s The Way (I Like It)» et Van McCoy »The Hustle». Gloria Gaynor continue son ascension et est couronnée reine des discothèques tandis que les Trammps deviennent une valeur sûre dans le monde de l’underground. 1975 est aussi l’année de »Jive Talkin»’, premier hit des Bee Gees relookés et des groupes de studio comme Silver Convention »Fly Robin Fly». À partir de 1976, le disco fait partie du paysage, sans encore se démarquer complètement du R&B, surtout que la Motown commence à faire irruption sur le marché du 12″. En 1977, cette tendance R&B, dans laquelle s’inscrivent de nouveaux venus comme Chic est complétée par une apparition massive du disco électronique dont le meilleur exemple est »I Feel Love» de Donna Summer. Enfin le disco connaîtra une explosion sans précédent dans l’histoire de la musique avec le film Saturday Night Fever joué pour la première fois le 14 décembre 1977 (classé 24 semaines au top avec plus de 25 millions de ventes). Cet immense succès fera d’ailleurs de l’année 1978 l’année où tous les records en matière de vente de disques ont été battus. A cette époque, les discothèques s’intègrent dans un mode de vie, qui se généralisera par la suite à toutes les couches de la société.


Le succès du disco est tel que, très vite, des chanteuses et des chanteurs de soul déjà bien installés s’y essayent, bientôt suivis de nouveaux arrivants. À la fin des années 1970, presque tous les interprètes de soul se sont mis au disco et certains arrivent à combiner les deux styles sans perdre leur identité. C’est dans tous les cas une fusion qui ne manque ni d’intérêt ni de personnalité, particulièrement chez Philadelphia International Records, la maison de disques qui, en enracinant le disco dans le R&B, est celle par laquelle tout a commencé. L’autre label de disques qui a peut-être le mieux réussi cette fusion est la Motown, malgré un succès guère plus qu’épisodique, au gré des stars et des disques.

Amii Stewart

Le disco est alors la musique de masse, vilipendée par les amateurs de rock et les noirs fans de R&B «purs et durs». C’est aussi une musique de défoulement en cette période de crise de l’énergie et de morosité, dans les pays occidentaux qui remettent en question tout leur système de valeurs. Cette musique reste cependant dans la ligne de la contestation des années 1970, sous un couvert superficiel qu’elle revendique. Ses thèmes favoris sont la sexualité, la vie et la nuit. Une des grandes affirmations du disco est l’androgynie dans le style, comme dans les voix, telles les voix pâmées des Bee Gees. Ce sont souvent des personnages au sens du spectacle et de la dérision affirmés, possédant le génie du déguisement et affirmant un mauvais goût voyant très assumé, depuis Amii Stewart pharaonne emplumée à Village People et ses multiples caricatures du macho nord-américain en passant par Donna Summer alanguie sur un croissant de lune et les femmes du groupe Boney M en lingerie sexy, ou enchaînées à un macho triomphant, créatures des ondes aux pieds de Neptune ou prêtes légèrement vêtues à un voyage spatial, sans parler des mystiques Earth, Wind & Fire aux pattes d’éléphant dorées sur fond d’Égypte passée à l’ordinateur, de Cerrone et de son mannequin nu sur un réfrigérateur ou des nombreuses poitrines velues des divers interprètes exhibées fièrement. Cette joyeuse exubérance s’oppose alors à un rock morose. Le disco est aussi l’occasion pour le monde non anglophone de faire irruption sur le marché avec des productions à succès: l’Italie (Peter Jacques Band, Revanche, Macho..), la France (Théo Vaness, Santa Esmeralda, Sheila B. Devotion, Patrick Juvet, Cerrone..), l’Allemagne (Claudja Barry, Eruption, Boney M, Dschinghis Khan…), mais aussi le Bénélux (Patrick Hernandez, Luv’…) et d’autres encore comme le Québec (France Joli, MTL Express..). Certains vont même de pays en pays comme Amii Stewart qui va du Royaume-Uni à l’Italie en passant par la France. Le succès du disco sera tel que même des rockeurs comme les Rolling Stones avec »Miss You», Kiss avec «I Was Made For Lovin’ You» ou Rod Stewart avec son fameux »Da Ya Think I’m Sexy» toucheront à ce rythme, considéré par leurs fans comme «le grand Satan». Et le groupe Blondie avec «Heart Of Glass» un des plus grand succès sur les radios et en boîte au plus fort de la vague.

Village People


À noter le rôle non-négligeable que joueront les Européens dans cette musique comme Cerrone, le réalisateur artistique Giorgio Moroder (réalisateur artistique de Donna Summer entre autres), Jacques Morali et Henri Belolo (réalisateurs artistiques des Village People) ou Frank Farian (réalisateur artistique de Boney M). Des artistes francophones (à l’origine) tels que Patrick Hernandez et Patrick Juvet connaitront un succès international.

Chronologiquement, c’est un type de musique qui s’étend environ de la première crise du pétrole à l’apparition du sida. le genre diminua autant pour des causes internes qu’externes. Tout d’abord l’offre sur le marché devint telle que l’on arriva à saturation, avec en plus une répétition abusive des artifices propres à cette musique: 1979 marque ici le sommet du genre -tout le monde ou presque veut faire du disco. Mais c’est aussi l’apogée de campagnes anti-disco («disco sucks») comme l’autodafé du 12 juillet 1979 au Comiskey Park de Chicago ayant dégénéré en émeute, revanche des États-Unis contre les femmes et les noirs dont le rôle était essentiel dans le monde du disco. Il y eut aussi de la part de certains interprètes des disques s’éloignant du canevas originel : 1979 est l’année de Bad Girls de Donna Summer, un album louchant vers un son plus rock, ou de »No More Tears», duo très variété internationale qu’elle fit avec Barbra Streisand. C’est aussi l’année où Michael Jackson reçoit son premier disque d’or, le 29 novembre, grâce au hit »Don’t Stop ’til Ya Get Enough», qui tout en restant très disco est novateur. Et enfin c’est le moment où la Motown, qui avait en gros raté le train du disco (malgré quelques gros hits comme »Love Hangover» de Diana Ross et »Don’t Leave Me This Way» de Thelma Houston en 1976 ou »Heaven Must Have Sent You» de Bonnie Pointer en 1979), se réveille avec entre autres une Diana Ross qui lance »Upside Down» en 1980, numéro 1 n’ayant rien à voir avec les années 1970. Les causes externes de désaffection partielle du public sont la nouvelle morale reaganienne, la baisse d’audience des discothèques et l’apparition du sida. Une autre cause est le changement psychologique de décennie qui a entraîné un renouvellement des formules de certaines radios. Elles étaient en cela encouragées par les compagnies qui, déçues par la baisse de leurs profits en 1979, avaient réduit leurs investissements en matière de disco.

Rose Royce


A partir des années 1980, bien que le disco soit déclaré mort dans toute la presse américaine («Disco is dead»), la période post-disco marquera paradoxalement l’émergence de nombreux courants artistiques et culturels sur le disco, comme par exemple la mode «aqua» et les soirées spéciales de DJs (megamixs). En effet, vers la moitié des années 1980, marlgé le déclin du disco, la culture disco est à son apogée pour les fans nostalgiques. La population est retranchée en deux: il y a ceux, majoritaires, qui ont définitivement oublié le disco, et les autres, qui réécoutent sans cesse leur collection de disques. Leur slogan favoris était «Disco never dies» («le disco ne meurt jamais»). En effet, durant les années 1980, Le genre disco évolua vers le Hi-NRG (prédominance des synthétiseurs, du nom d’une chanson d’Evelyn Thomas de 1983), puis vers la House (version entièrement électronique). Le genre disco influença également de noumbreux genres musicaux: la New wave, l’electro-pop (Depeche Mode, New Order, Pet Shop Boys, OMD, Bronski Beat) mais aussi toute la musique des clubs et discothèques (dance, house, techno, electro, Hip-Hop et funk urban).

Boney M

À partir de 1987, le Funk (Urban) est remplacé par la house, relecture du disco, qui entraînera une redécouverte de la musique de danse des années 1970. Cette redécouverte a été aidée par un phénomène purement commercial qui est la réédition des titres disco en disque compact, sous forme d’albums ou de compilations. Accompagnée de «megamixes», pots-pourris remixés, elle fera la fortune de Boney M ou des Village People qui refont surface en 1988-1989. Le disco apparaît alors en cette fin des années 1980 et plus encore lors de la décennie suivante comme la musique d’un âge d’or convivial sans sida ni synthétiseurs envahissants. Certaines chanteuses comme Loleatta Holloway auront même plus de succès dans les années 1980-90 qu’elles n’en avaient eu auparavant, stimulées par la mode du remix, multiplication à l’infini de pseudo-nouvelles versions de leurs hits. Le remix, phénomène apparu timidement vers 1982-1984, plus largement vers 1986-1987, devient même la composante essentielle du marché de la musique de danse. On remarque aussi l’apparition de «nouvelles chansons» qui ne sont que des reliquats plus ou moins retravaillés d’anciens titres. C’est le phénomène de l’échantillonnage, le sampling, dont le précurseur est le premier titre rap »Rapper’s Delight» de 1979 qui reprenait alors l’instrumental de »Good Times» de Chic. Au remix et à l’échantillonnage devenus rois s’ajoutent les reprises faites par les chanteurs d’origine : Gloria Gaynor rechante »I Will Survive», Thelma Houston »Don’t Leave Me This Way» et les Sister Sledge »We Are Family», »Lost in Music» et »He’s the Greatest Dancer». Les reprises sont aussi un gage de succès pour un inconnu : Jimmy Somerville doit beaucoup à »I Feel Love», »Don’t Leave Me This Way», »Never Can Say Goodbye» à »Could It Be Magic», »Relight My Fire» et »How Deep Is Your Love», Kym Mazelle à »Was That All It Was» et »Young Hearts Run Free». Une judicieuse reprise peut même revitaliser une carrière, comme l’a fait Diana Ross avec »I Will Survive». Pour le public, c’est une bouffée d’air frais. Celui-ci en redemande encore et encore.

Les années 2000 marqueront le renouveau du genre avec un regain d’intérêt d’un partie de la population pour la musique des années 1970-1980 en général. Certains parlent même de la «renaissance» du disco. Cela pousse les maisons de disques à refaire des compilations et même des remixs des plus grand tubes du genre mais aussi des morceaux moins connus. De nouveaux genres disco apparaissent au XXIe siècle, comme le Disco House ou encore le Disco Electro. Il existe également de nouvelles et de nombreuses façons de vivre sur cette musique (en particulier chez soi, notamment grâce à internet, aux webradios, aux lofts musicaux). De nos jours, la musique disco est donc toujours très apprécié des nostalgiques du genre, mais aussi par la nouvelle génération. Les tubes disco sont diffusés et/ou remixés par les DJs lors de soirées spéciales et sont toujours diffusés en discothèque et sur de nombreuses radios le vendredi et le samedi soir.

A notre époque, de nombreux artistes perpetuent le genre Disco-Funk. Parmi eux, on trouve Jamiroquai, Irene Cara et Forever My Love (2006), les Scissor Sisters, la mythique Madonna et ses titres disco pop »Hung Up» (samplant habilement »Gimme! Gimme! (A Man After Midnignt)») et »Sorry», Suzanne Palmer avec »Free My Love» (2007), Oliver Cheatham et »Saturday Night» (2007, une reprise de Shalamar) et bien évidemment Mika et sont titre »Relax» (2007), qui mêle pop et disco tout en rappelant les voix androgynes des Bee Gees.



Instrumentation



Les réalisateurs artistiques de disco des années 1970 utilisent des instruments de leur époque. Le son disco est souvent associé à une rythmique basse/batterie mise très en avant dans le mix (souvent même plus forte que la voix), aux arrangements de violons et de cuivres avec des expressions linéaires à l’unisson ou bien joués dans les ponts (fill), et aux voix avec beaucoup d’effets d’écho et de reverb.

    * La partie rythmique, mise très en avant, est constituée d’une batterie et de percussions latines, congas, timbales mais aussi de batteries électroniques ou boîte à rythmes (»I Feel Love» de Donna Summer) qui appuient davantage le rythme four-on-the-floor. Chaque temps du 4/4 est mis en avant par le pied de grosse caisse, un charley marque les contre-temps et un charley ouvert sur le temps off. La grosse caisse est mixée très forte en volume.

    * La basse est jouée souvent de manière syncopée en jouant sur les octaves, elle peut être remplacée par des sons de basse de synthétiseurs électroniques (ex : Moog).

    * La guitare est le plus souvent rythmique, dans un style funky chicken-scratch, avec des effets comme la wah-wah ou le phaser, les temps faibles peuvent êtres accentués.

    * Le piano et/ou des claviers electro-acoustiques, très à la mode dans les années 1970, comme le Fender Rhodes, le Wurlitzer et le Hohner Clavinet, assurent l’accompagnement.

    * Des arrangements sont réalisés avec des ensembles à cordes (violons, violoncelles…)(«Love’s theme» de Barry White). Un autre instrument à corde se retrouve sur de nombreuses productions disco, la harpe (»I Will Survive» de Gloria Gaynor).
¨C75C     * Des ensembles de cuivres, trompettes, trombones, saxophones et d’autres instruments à vent comme la clarinette, le piccolo, la flûte et d’autres sont fréquents également.¨C76C ¨C77C     * A la fin des années 1970, on commence à entendre des synthétiseurs qui remplaceront petit à petit les arrangements de cordes et de cuivres au cours des années 1980. Types d’arrangement dont les groupes Funk utiliserons de plus en plus, lors du déclin de la disco.

Disco et cinéma



Pour le grand public le disco s’incarne en 1977 dans le film de John Badham Saturday Night Fever, qui révèle John Travolta. La bande originale, qui se vend à 40 millions d’exemplaires, comprend des chansons des Bee Gees et des titres disco connus. Cependant le film est une véritable mystification qui n’a que peu de lien avec la réalité socio-musicale du disco.

The Bee Gees


Le succès de Saturday Night Fever ouvre cependant la voie à de nombreux autres films qui lient disco et cinéma, parmi lesquels on peut citer :

    * Thank God It’s Friday (1978) de Robert Klane avec Donna Summer ;
    * Godfather (1979) de J. Robert Wagoner ;
    * Can’t Stop The Music (1980) de Nancy Walker avec les Village People ;
    * Stayin’ Alive (1983) avec Tony/Travolta dirigé par Sylvester Stallone ;
    * Flashdance (1983) d’Adrian Lyne ;

Et plus récemment :

    * Boogie Nights (1998) de Paul Thomas Anderson     * Studio 54 (1999) de Paul Thomas Anderson. Du nom d’une mythique discothèque de New York fréquentée par toutes les stars du disco    * Les Derniers jours du disco (1999) de Whit Stillman. Une série de portraits subtils     * Disco (avril 2008) de Fabien Onteniente avec Franck Dubosc, Samuel Le Bihan et Abbes Zahmani

Les artistes les plus représentatifs du genre (par ordre alphabétique)

Abba B.T. Express Claudja Barry The Bee Gees Blondie Boney M Boule Noire Tina Charles Chic Carol Douglas Earth, Wind & Fire Patsy Gallant Gloria Gaynor Ronnie Griffith Patrick Hernandez Hot Chocolate Thelma Houston The Hues Corporation Michael Jackson Freddie James Rick James France Joli K.C. & the Sunshine Band Evelyne »Champagne» King Kool & the Gang LabelleLime Lipps Inc. Cheryl Lynn George McCrae Penny McLean MFSB Lou Rawls Raydio Vickie Sue Robinson Rose Royce The Salsoul Orchestra Shalamar Silver Convention Sister Sledge Martin Stevens Amii Stewart Donna Summer Sylvester Taste of Honey Tavares The Trammps Village People Voggue Anita Ward Barry White Wild Cherry
Carol Douglas


Les chansons les plus représentatives
(par date de parution)

1973LOVE UNLIMITED ORCHESTRALOVE’S THEME
1973WHITE, BARRYNEVER, NEVER GONNA GIVE YOU UP
1973DIBANGO, MANUSOUL MAKOSSA
1973PRESTON, BILLYWILL IT GO ROUND IN CIRCLES
1974WHITE, BARRYCAN’T GET ENOUGH OF YOUR LOVE BABE
1974JACKSON 5, THEDANCING MACHINE
1974B.T. EXPRESSDO IT (‘TIL YOU’RE SATISFIED)
1974B.T. EXPRESSEXPRESS
1974DOUGLAS, CARLKUNG FU FIGHTING
1974AVERAGE WHITE BANDPICK UP THE PIECES
1974HUES CORPORATION, THEROCK THE BOAT
1974McCRAE, GEORGEROCK YOUR BABY
1974MFSB / THREE DEGREES, THETSOP (THE SOUND OF PHILADELPHIA)
1974WHITE, BARRYYOU’RE THE FIRST, THE LAST, MY EVERYTHING
1975SILVER CONVENTIONFLY, ROBIN, FLY
1975WHITE, BARRYI’LL DO FOR YOU ANYTHING YOU WANT ME TO
1975BEE GEES, THEJIVE TALKIN’
1975LABELLELADY MARMALADE
1975SUMMER, DONNALOVE TO LOVE YOU BABY
1975B.T. EXPRESSPEACE PIPE
1975K.C. & THE SUNSHINE BANDTHAT’S THE WAY I LIKE IT
1975EARTH, WIND & FIRETHAT’S THE WAY OF THE WORLD
1975WHITE, BARRYWHAT AM I GONNA DO WITH YOU
1975WHITE, BARRYYOU SEE THE TROUBLE WITH ME
1975HOT CHOCOLATEYOU SEXY THING
1976WHITE, BARRYBABY, WE BETTER TRY TO GET IT TOGETHER
1976ROSE ROYCECAR WASH
1976BONEY MDADDY COOL
1976DEES, RICK & HIS CAST OF IDIOTSDISCO DUCK (PART. 1)
1976WORKMAN, NANETTEDONNE, DONNE
1976WHITE, BARRYDON’T MAKE ME WAIT TOO LONG
1976SILVER CONVENTIONGET UP & BOOGIE (THAT’S RIGHT)
1976TAVARESHEAVEN MUST BE MISSING AN ANGEL
1976CHARLES, TINA
I LOVE TO LOVE
1976JAMES, JIMMY & THE VAGABONDSI’LL GO WHERE THE MUSIC TAKES ME
1976WHITE, BARRYI’M QUALIFIED TO SATISFY YOU
1976McLEAN, PENNYLADY BUMP
1976WHITE, BARRYLET THE MUSIC PLAY
1976DOUGLAS, CAROLMIDNIGHT LOVE AFFAIR
1976SALSOUL ORCHESTRA, THENICE’N’NAASTY
1976WILD CHERRYPLAY THAT FUNKY MUSIC
1976K.C. & THE SUNSHINE BANDSHAKE YOUR BOOTY
1976SUMMER, DONNATRY ME, I KNOW WE CAN MAKE IT
1976ROBINSON, VICKI SUETURN THE BEAT AROUND
1976BEE GEES, THEYOU SHOULD BE DANCING
1976REAL THING, THEYOU TO ME ARE EVERYTHING
1976RAWLS, LOUYOU’LL NEVER FIND ANOTHER LOVE LIKE MIND
1977GALLANT, PATSYBESOIN D’AMOUR
1977EMOTIONS, THEBEST OF MY LOVE
1977COMMODORES, THEBRICK HOUSE
1977ABBADANCING QUEEN
1977HOUSTON, THELMADON’T LEAVE ME THIS WAY
1977SUMMER, DONNAI FEEL LOVE
1977WHITE, BARRYIT’S ECSTASY WHEN YOU LAY DOWN NEXT TO ME
1977ABBAKNOWING ME, KNOWING YOU
1977GALLANT, PATSYLIBRE POUR L’AMOUR
1977BONEY MMA BAKER
1977BEE GEES, THENIGHT FEVER
1977WHITE, BARRYOH, WHAT A NIGHT FOR DANCING
1977WHITE, BARRYPLAYING YOUR GAME, BABY
1977KING, EVELYNE «CHAMPAGNE»SHAME
1977SILVETTISPRING RAIN
1977BEE GEES, THESTAYIN’ ALIVE
1977GALLANT, PATSYSUGAR DADDY
1977RIPPLETHE BEAT GOES ON
1978BOULE NOIREAIMER D’AMOUR
1978TASTE OF HONEYBOOGIE OOGIE OOGIE
1978STEWART, RODDA YA THINK I’M SEXY?
1978SYLVESTERDANCE (DISCO HEAT)
1978TRAMMPS, THEDISCO INFERNO
1978BLONDIEHEART OF GLASS
1978SUMMER, DONNALAST DANCE
1978CHICLE FREAK
1978STEVENS, MARTINLOVE IS IN THE AIR
1978VILLAGE PEOPLEMACHO MAN
1978ROLLING STONES, THEMISS YOU
1978BONEY MNIGHTFLIGHT TO VENUS
1978BONEY MRASPUTIN
1978BONEY MRIVERS OF BABYLON
1979BLONDIEATOMIC
1979SUMMER, DONNABAD GIRLS
1979EARTH, WIND & FIREBOOGIE WONDERLAND
1979BARRY, CLAUDJABOOGIE WOOGIE DANCIN’ SHOES
1979HERNANDEZ, PATRICKBORN TO BE ALIVE
1979DUNCAN SISTERS, THEBOYS WILL BE BOYS
1979JOLI, FRANCECOME TO ME
1979JACKSON, MICHAELDON’T STOP ‘TIL YOU GET ENOUGH
1979JAMES, FREDDIEEVERYBODY GET UP & BOOGIE
1979CHICGOOD TIMES
1979LYNN, CHERYLGOT TO BE REAL
1979SUMMER, DONNAHEAVEN KNOWS
1979SUMMER, DONNAHOT STUFF
1979KISSI WAS MADE FOR LOVIN’ YOU
1979GAYNOR, GLORIAI WILL SURVIVE
1979VILLAGE PEOPLEIN THE NAVY
1979STEWART, AMIIKNOCK ON WOOD
1979LARSON, NICOLETTELOTTA LOVE
1979SUGARHILL GANG, THERAPPER’S DELIGHT
1979WARD, ANITARING MY BELL
1979JACKSON, MICHAELROCK WITH YOU
1979EARTH, WIND & FIRESEPTEMBER
1979ABBAVOULEZ VOUS
1979SISTER SLEDGEWE ARE FAMILY
1979VILLAGE PEOPLEY.M.C.A.
1979RAYDIOYOU CAN’T CHANGE THAT
1980QUEENANOTHER ONE BITES THE DUST
1980BLONDIECALL ME
1980HUNT, GERALDINECAN’T FAKE THE FEELING
1980KOOL & THE GANGCELEBRATION
1980CHARLES, TINADANCE LITTLE LADY, DANCE
1980ROLLING STONES, THEDANCE, PT. 1
1980ROLLING STONES, THEEMOTIONAL RESCUE
1980LIPPS INC.FUNKYTOWN
1980WHISPERS, THEIT’S A LOVE THING
1980WILLIAMS, DENIECEI’VE GOT THE NEXT DANCE
1980WHITE, BARRYJUST THE WAY YOU ARE
1980STEWART, RODPASSION
1980BLONDIERAPTURE
1980WHITE, BARRYYOUR SWEETNESS IS MY WEAKNESS
1981GRIFFITH, RONNIEDESIRE
1981SMITH, FRANKIEDOUBLE DUTCH BUS
1981JOLI, FRANCEGONNA GET OVER YOU
1981EARTH, WIND & FIRELET’S GROOVE
1981VOGGUELOVE BUZZ
1981JAMES, RICKSUPER FREAK
1981JIANI, CAROLTHE WOMAN IN ME
1982SHALAMARA NIGHT TO REMEMBER
1982FAT LARRY’S BANDACT LIKE YOU KNOW
1982LIMEBABE, WE’RE GONNA LOVE TONIGHT
1982SYLVESTERDO YOU WANNA FUNK
1982DIVINENATIVE LOVE (STEB BY STEP)
1982WEEKS & CO.ROCK YOUR WORLD
1982CHEMISESHE CAN’T LOVE YOU
1983LIMEGUILTY
1984HARTMAN, DANI CAN DREAM ABOUT YOU